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lundi 7 septembre 2015

Le 6 septembre 2015: Abracadabrantesque au Rocher de l'Homme




Reprise de la grimpe après plus d’un mois d’arrêt pour ma part ! Avec une voie…bien raide ! 
L’approche depuis Bachat-Bouloud à Chamrousse est très rapide, très peu de dénivelé, juste l’accès aux voies elles-mêmes un peu délicat, via une sente très raide puis une désescalade le long d’un câble.

Nous commençons…dans la mauvaise voie ! Traversée à gauche pour rejoindre la bonne voie. La première longueur est « jardiland », du 3 au milieu des touffes d’herbe. Mais, à partir de la 2ème longueur, cela devient de la vraie escalade, une fois n'est pas coutume, pas question de progresser en corde tendue ! Le rocher est un peu déroutant, mais me convient bien, pas de pas dalleux trop techniques, des petites marches à bien utiliser, globalement de bonnes prises de mains. Sans doute ce style convient-il bien à la grimpeuse de salle que je suis… !


Le « crux » est annoncé pour le début de la 3ème longueur : passage sur un éperon/dièdre très raide, mais avec des prises correctes. Mathias s’en sort pas mal, en tirant un peu au clou. Pour moi, en second, j’essaie de m’appliquer mais m’autorise toutefois un petite aide de la dégaine. Le « crux » passé, nous ne sommes pas au bout de nos peines : deux longueurs cotées 6c, puis les suivantes, cotées 6a/6a+, pas faciles non plus. Globalement, tout le reste de la voie nous paraîtra assez rude. Joli, mais technique et physique. Nous jouons le jeu sérieusement jusqu’à la 6ème longueur. Je tente de faire les mouvements dans les deux longueurs de 6c, ou au moins, je tente de comprendre ce qu’il faudrait faire pour passer. Je ne reste pas trop pendue, mais la corde bien tendue est quand même une bonne aide ! Ensuite, la fatigue nous rattrape et nous sommes moins performants.


Replat arboré avant la dernière longueur, avec une portion en 6c+. Il nous a fait bien transpirer ce 6 c+. Vraiment difficile ! Mathias passe en artif’ tire-dégaines, je fais de même, avec le handicap de ma plus petite taille, et mets donc un certain temps à franchir le passage ! Nous sommes bien contents à la sortie de cette voie, fatigués, les épaules et les avant-bras endoloris mais motivés pour d’autres réalisations.
Pas de redescente galère, ni de rappels interminables, un sentier, un peu raide, puis très bon, nous ramène tranquillement à la voiture.

Parking-début de l’escalade : 1h30

Temps dans la voie : 4h

En tout : 6h30

mardi 28 juillet 2015

Le 26 juillet 2015: Voie Nabot-Léon au Pilier Rouge de Blaitière

Le Pilier Rouge de Blaitière
 Nous prenons la benne vers 8h15 et descendons au Plan de l’Aiguille vers 8h30. 
 Nous faisons une première dépose de matériel en haut de la moraine, piolets et crampons étaient inutiles, après ces temps de canicule !
Mathias se lance vers 10h15,  sur un magnifique granit très redressé. L’équipement est parcimonieux et il doit le compléter avec friends, sangles et coinceurs. « Ca grimpe », nous ne pouvons pas tout faire en corde tendue et tirons donc des longueurs, ou des bouts de longueurs suivant les difficultés.
Début de la voie
Le rocher est superbe, grande ambiance avec toutes ces immenses faces de granit autour, les séracs qui s’effondrent un peu plus loin, on se sent bien petits…Je suis à la fois émerveillée et perturbée par cette escalade. Le niveau, relevé, me pousse quasiment à mes limites. Je me sens "la tête dans le guidon", me fatigue donc très vite et peine à trouver un réel plaisir pendant les mouvements. En même temps, le rocher m’enchante par son adhérence, son grain, sa texture, la franchise de ses fissures et de ses prises. Je tends mes mains pour agripper quelque chose au-dessus, une petite entaille franche se présente, pas de prise pour les pieds, mes chaussons, pourtant loin d’avoir une gomme haut de gamme, collent à la paroi. Nous franchissons plusieurs très beaux passages, une fissure délicate, une belle dalle redressée qui me donne des sueurs froides, un passage plus athlétique en dièdre…
Granit...
Dans la dernière partie, nous faisons une erreur d’itinéraire, qui nous oblige à tirer un rappel un peu inconfortable pour redescendre et récupérer la bonne voie. S’ensuivent deux magnifiques longueurs en ascendance à gauche, bien raides. Les traversées à gauche m’obligent à serrer les dents, mais tout se passe bien !
Et voilà, c’est la fin de la voie. Nous nous lançons tout de suite dans les rappels. Quatre rappels. 

Ma première voie dans les Aiguilles de Chamonix, dans ce royaume de granit, j’en garderais un grand souvenir, de ce granit redressé, de cette atmosphère si particulière, faite de sauvagerie, d’âpreté et d’austérité. Une voie qui donne envie de gagner en assurance en grimpe...pour que l'émerveillement l'emporte!
Tracé de la voie en rouge
Approche : 1h45

Temps dans la voie : 3h30 (en comptant l'erreur d'itinéraire avec le rappel)

Retour : 1h

mercredi 22 juillet 2015

Les 14 et 16 juillet 2015: Deux belles voies à Ailefroide

Palavar-les-flots et Les Prédateurs
 Toujours pendant cette belle semaine à Ailefroide.
Secteur Palavar.

Palavar-les-Flots: 
Départ très matinal pour éviter la foule et la chaleur. Nous attaquons la voie à 6h20. L’escalade déroule, plaisante et fluide, sans grande difficulté, en majorité en 4/4+. Une petite dalle lisse à un moment tout de même, puis une portion nettement plus facile vers a fin. Nous remontons tout le pilier gauche du secteur de Palavar. Nous gravissons toute la voie à l’ombre, et débouchons en haut du pilier avec le soleil. Timing parfait ! Grand moment de plaisir. Nous avons mis 1h pour faire ces 11 longueurs, grâce à une grimpe en corde tendue.
Nous descendons en rappel, 4 rappels dans la face à droite de la voie, puis 2 rappels dans un couloir un poil scabreux, où les chutes de pierres menacent. Au total, nous aurons mis plus de temps à descendre qu’à monter ! Nous sommes de retour au camping vers 9h.

Grimpe: 1h
Descente: 1h20


Les Prédateurs:
Après un échauffement un peu chaotique dans les premières longueurs de "La Vie devant soi", nous nous rabattons sur cette voie. Les longueurs déroulent sans trop de heurts, je me prends au jeu, jouis de l’enchaînement des mouvements, ce qui ne m’arrive plus si souvent en escalade. La boulimie de Mathias frappe encore, et nous enchaînons les 8 longueurs avec une seule courte pause, 2h d’escalade quasi-continue. Les dernières longueurs comportent une succession de dalles lisses qui me ravissent moyennement. Court passage aérien sur une crête  et final sur une tour bien étroite.
Pour la redescente, des rappels un peu scabreux où nous craignons les coincements de corde, et à nouveau ce couloir péteux que nous connaissons bien désormais !
A 20h35, nous sommes au campement. Une belle sortie pour signer la fin du séjour à Ailefroide !
Grimpe: 2h
Descente: 1h 



 

mardi 7 juillet 2015

Le 4 juillet: la voie Frison-Roche au Brévent



Le tracé de la voie
 
Départ un peu chaotique: cela bouchonne dans la voie. Nous gravissons la première longueur, 
une dalle raide qui me donne des sueurs froides puis…redescendons quelques mètres en rappel pour trouver un endroit confortable et attendre un peu que les différentes cordées engagées dans la voie avancent.. Nous attendons environ 45 min. Bon bain de soleil en cette journée de canicule!

Et c’est reparti ! La suite de la voie traverse à droite avant d’atteindre un grand dièdre en 6a…qui me donne bien du fil à retordre .Je grimpe toute crispée, pas zen du tout, donc, je m’épuise. Dès qu’un passage un peu plus difficile se présente, j’essaie à peine, et hop, je tremble de partout et ne tiens plus les prises. Me voilà donc pendue au bout de la corde à m’escrimer avec cette fissure et ce maudit dièdre lisse. Je finis par m’en extirper, sans vraiment en triompher, je ne parviens pas à enchaîner les mouvements, et bataille plus que je ne grimpe…
S’ensuit une traversée à gauche et une légère redescente, en marchant, avant d’attaquer la dernière longueur. Là, nous attendons à nouveau car nous avons rejoint la cordée qui nous précédait. Nous sommes bien, à l’ombre, à l’abri de la canicule.

A la sortie du dièdre
 Nous terminons donc par ce beau mur raide et fissuré en 5c. A mon goût la plus belle longueur, celle du dièdre en 6a est sans doute très jolie aussi, mais mon manque de pratique, associée à un fond de fatigue m’ont empêchée de l’apprécier à sa juste valeur !

Au total: environ 2h30 dans la voie, en comptant les pauses.
1h30 de grimpe effective.


Voie historique du Brévent, la  voie Frison-Roche doit son titre au personnage du même nom, qui grimpa la magnifique fissure terminale de la voie en 1943, assuré du haut.

mardi 23 juin 2015

Le 20 juin: Voie Ravanel (Aiguilles Crochues)



La Voie Ravanel



Les Aiguilles Crochues se trouvent dans les Aiguilles rouges, à l'est de l'arrivée du télésiège de l'Index. Le petit massif des Aiguilles Rouges s'étend, grosso modo, de la zone Planpraz/Brévent jusqu'au Col des Montets.

Panorama de la partie est des Aiguilles rouges


8h15, le parking de La Flégère est déjà noir de monde…Vive Cham’ !
 Nous laissons la foule s’écouler en allant boire un coup à l’hôtel L’Eden. Puis, nous prenons la benne, et le télésiège de l’Index. Chamonix et ses remontées ! J’ai perdu l’habitude…Vers 9h, nous nous mettons en route vers l’attaque de la voie Ravanel à l’Aiguille des Crochues. L’approche est très courte, moins d’une heure.

Nous nous mettons à grimper, les longueurs s’enchaînent, rapidement,  avec aisance et plaisir, quelques passages un peu raides, un peu de dévers, un peu de dalle, globalement une très jolie voie, variée, très bien équipée. Seul point noir, la météo, nuageuse le matin, les nuages continuent à s’amonceler ensuite, le vent souffle, il grêlera même très légèrement, la température est bien fraîche. Je savoure l’escalade, cela fait longtemps que nous n’avons pas fait de grande voie tous les deux comme cela, en corde tendue. Une fois n'est pas coutume, je ne suis pas trop à ma limite niveau grimpe, j’en profite ! Je n’ai pas intérêt à lambiner toutefois, Mathias veille. 

Dans la descente
Nous atteignons le sommet un peu plus d’1h30 après le début de l’escalade. De nombreuses cordées font la traversée des Crochues. Comme nous redescendons à contresens par l’itinéraire de début de cette traversée, nous croisons pas mal de monde. Nous suivons le fil de l’arête, avant de récupérer un sentier plus ou moins bien tracé, qui permet de rejoindre un petit col. Ce col est bien raide, en neige dure, mais, heureusement, le passage y a façonné d’énormes marches, bienvenues, pour nous qui avons laissé  les « grosses » à la voiture. A nouveau un petit sentier raide, puis nous retrouvons les névés de l’approche…et le télésiège de l’Index.


Tracé de la voie Ravanel


Topo C2C